07 septembre 2017

Faudra pas venir se plaindre

21552169_10155919869776807_67742950_n

Quand ton rire s'enfuira au milieu d'autres rires, dans un langage que je ne comprendrai pas. Quand tu dépasseras la barrière et que tu iras bien au delà.

Faudra pas venir se plaindre.

Quand je retrouverai mon rouge à lèvres dans tes affaires, que tu me piqueras mon jean et que mon paquet de cigarettes diminuera plus qu'habitude.

Faudra pas venir se plaindre.

Quand toi aussi tu partiras sans même m'embrasser, quand tu hausseras les épaules parce que je te demanderai de ne pas rentrer trop tard.

Faudra pas venir se plaindre.

Quand tu ne rentreras plus. Que ta chambre restera abominablement rangée. Quand le silence envahira les pièces.

Et que je regarderai les photos, que j'entendrai le souvenir de vos nuits incomplètes, de vos disputes incessantes ou de vos revendications. J'aurai pas le droit de me plaindre de ne pas avoir assez profité, des miettes sur le canapé, de la musique trop forte ou du bain qui déborde.

J'aurai pas le droit. Parce que c'était là devant moi et que ça l'est encore.

Et que tant qu'il reste quelques uns de vos petits doigts accrochés à ma main il est encore temps d'immortaliser, encore temps de se prendre dans les bras, encore temps de profiter des traces d'herbe sur vos pantalons, du chocolat au coin de vos bouches, du linge roulé en boule au pied de vos lits.

Vous avez joué à saute-mouton sur l'école maternelle et c'est bientôt le collège qui cherchera à vous attirer dans ses filets.

Et j'aimerais faire barrage, si vous saviez à quel point j'aimerais... Vous interdire d'y aller, fermer les verrous, vous garder au fond de la grotte, les uns contre les autres pour se réchauffer, se renifler, se protéger.

On vous apprend à marcher, à parler et à lire. Mais qui apprend aux parents à vous voir nous échapper? 

Le temps nous cambriole. Il est fourbe, vicieux et s'introduit au milieu des papiers d'école et de l'emploi du temps surchargé.

Il passe de pièce en pièce, nous vole les jouets premier âge, le tapis à langer, la tétine remplacée par l'appareil dentaire.

Il me vole vos vies, pour nous en offrir d'autres, sans même marchander, sans même négocier. Tel un dictateur, il décide de tout.

Alors, au milieu d'un bureau que je n'ai pas encore quitté pour aller déjeuner, je mouille un peu mes yeux.

Sans tristesse ou sans haine, c'est ma manière d'accepter. Cette larme, c'est le remerciement de vos éclats de joie et de colères qui continuent encore à instrumentaliser mon quotidien.

Cette esquisse de sourire, c'est ce qui nous attend encore et encore.

Et lorsque vos derniers petits doigts décideront de se décoller de ma paume et de pianoter l'air de votre avenir, je fermerai les yeux et je saurai que j'ai eu de la chance.

Tellement de chance d'avoir reçu, tellement de chance d'avoir vécu, tellement de chance de vous avoir fait décoller.

La porte ne sera pas verrouillée, je ne vous enfermerai pas, je vous laisserai la franchir.

Mais elle restera ouverte, toujours, pour entendre l'écho de vos rires lointains.

Pour que vous reveniez parfois vous réchauffer un peu au fond de la grotte.

Posté par luluuuberlu à 14:34 - Commentaires [0] - Permalien [#]


15 août 2017

Mamanlescente

 

 

20864406_10155849725216807_1905118251_n

Hey mec je t’écris d’une faille spatio-temporelle.

J’étais tranquille à écouter la radio libre en écrivant dans mon journal intime.Que l’adolescence c’est de la merde, que je suis amoureuse d’un type au bahut qui me calcule même pas et que j’ai eu mes règles pour la troisième fois.

Mec t’imagine pas ce qui m’est arrivé. J’ai rien compris, rien capté, rien contrôlé.

Le poster de Mariah Carey s’est mis à tournoyer, embarquant sur son passage ma tapisserie à fleurs, mes poupées en porcelaine (hello coming-out de mon côté kitch !) et mon gloss à paillettes.

J’ai perdu mes Star-Club et mes "Jeune et jolie". J’ai paumé mon Alcatel, mon compte MSN et ma virginité.

J’ai gardé une partie de mon acné, fuck.

Y a du Miley Cyrus et du Soy Luna qui traine au coin d’une chambre. C’est pas à moi je te dis.

Y a des portes qui claquent, un autre journal intime, une fillette qui se contemple dans le miroir avant d’aller à la boum de son amoureux.

"C’est à quel âge l’adolescence maman ?" Echo. D’une question posée il y a pas loin de vingt ans.

Maman ?

?

La porte me claque au nez. Je suis de l’autre côté. La relou, la daronne, celle qui "comprend jamais rien".

Mec j’ai pas fini mon adolescence. Peut-être même que je m’y suis coulée dans le béton.

J’envisage mon troisième tatouage, celui qui fera grimacer ma propre mère.

Je sors d’un week-end de festoche, de ceux dont tu ressors aussi pouilleux que le gueux de Montmirail.

Je suis une groupie, une chialeuse, une perchée.

Je suis retournée à l’école. Et si c’était pas une formation pour adultes, je peux t’assurer qu’on m’aurait déjà collé une quinzaine d’observations écrites pour bavardages intempestifs.

Alors je viens d’acheter "Petits tracas et gros soucis de 8 à 12 ans" pour essayer de me préparer au raz de marée qui s’annonce.

Petits-tracas-et-gros-soucis-de-8-a-12-ans

Je me revois encore à la bibliothèque feuilleter la collection "Hydrogène" pour moi-même comprendre la vie, les poils et les sentiments.

Je crois bien qu’il y a une pré-ado chez moi.

Je le sais parce qu’elle souffle beaucoup plus qu’avant quand je la contredis. Sans doute un symptôme.

Je le sais parce qu’elle commence à se dire que « ça c’est trop la honte ».

Je le sais parce qu’elle « dab ». Qu’elle laisse échapper des gros mots.

Qu’elle commence à me piquer des bijoux.Et du maquillage (oh ! Détends toi là !).

Toutes les deux on va essayer de déchiffrer tout ça ensemble. Je suis pas certaine d’être prête je t’avoue.

Et je te promets pas non plus de la faire rentrer dans les rangs. De toute façon j’ai jamais réussi à y marcher droit finalement.

J’imaginais certainement qu’avec les années et les enfants, j’allais passer dans une machine qui allait me transformer en adulte raisonnable, passionnée de politique, de prêts immobiliers, abonnée à Marie-Claire et à Femme Actuelle cuisine.

Est-ce que c'est ça être adulte ? Engager des débats interminables devant notre nouvelle porcelaine de chez « Maisons du Monde » en présentant fièrement sa nouvelle recette de gigot d’agneau ?

Amusant comme j’ai plus souvent l’impression d’essayer de jouer ce « rôle » que de me l’approprier. Pour faire comme eux. Etre grande.

Alors tu te doutes que la bouclette dorée qui cherche des réponses dans mes paroles quand moi-même je suis encore blindée d’interrogations, ça va être compliqué de la guider.

Au fond je m’en fous. Le catalogue Ikéa on l’arrachera. Nous on se bouffera un croque-monsieur devant "Hartley Cœur à Vif". Même qu’on fera ça en plateau tv. Qu’on se fâchera, qu’on claquera des portes. Qu’on grandira ensemble. Ou pas.

Si grandir c’est être gris, on reprendra le gloss à paillettes.

En chantant du Mariah.

 

" Cause there's a light in me

That shines brightly

They can try

But they can't take that away from me

From me "

giphy

Posté par luluuuberlu à 00:04 - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 juillet 2017

Papa bonus

IMG_20170717_140124_416

Il parait que dans certains pays on l'appelle papa bonus. En France on dit plutôt beau-papa.

C'est vrai qu'il y a dans ses yeux ce petit truc qui ne s'explique pas. Une beauté, de la douceur, quelque chose qui nous rassure.


Papa bonus, c'est pas notre vrai papa, on l'a eu en cadeau, en plus des câlins qu'on a déjà.
C'est pas juste un extra, c'est la surprise qu'on attendait pas.

Nous on a la version premium. Il a tout pleins de tiroirs où on peut piocher des tas d'options:

- l'option chef cuistot pour nous régaler de petits plats, ou faire de nous ses commis de cuisine pour préparer un bon gâteau

- l'option bricolo si on a un lit à monter ou un jeu Mcdo à assembler.

- l'option clown pour faire des photos en faisant des grimaces, en nous dessinant de fausses moustaches ou en nous envoyant embêter maman a coups de guilis sous les pieds.


Papa bonus, c'est comme s'il avait toujours été là, comme si sa voix avait toujours raisonné dans toute la maison. Comme si les murs s'étaient préparés à l'entendre rire très fort ou se fâcher un peu quand on dépasse les limites.

On sait qu'il fait toujours de son mieux. Même que parfois il doute un peu de savoir s'il y arrive bien, parce que ça doit pas être simple de s'installer dans tout notre bazar.

Alors il a trouvé une technique, il met encore plus de désordre: il chatouille, il fait des blagues, il balance des coussins. Et une fois qu'on est tous épuisé d'avoir trop rigolé, il nous laisse se poser tout contre lui. 

Ça c'est son option nounours, celle que l'on passerait des heures à utiliser.


Parfois maman elle se cache dans un coin, un peu plus loin. Elle croit qu'on voit pas qu'elle nous observe du coin de l'oeil.

Parce que tu sais quoi? Papa bonus, avec ses outils, il a aussi un peu bricolé notre maman.

Depuis qu'il est là, y a des lumières qui se sont rallumées en elle.

Y a même certaines lumières qui n'existaient pas avant lui.

Et puis on dirait qu'elle est devenue légère comme une plume. C'est le seul qui sait la porter très haut dans ses bras, comme s'il avait réussi à lui enlever des tas de poids à l'intérieur.

Mais faut pas croire qu'il est parfait tu sais. Ce serait même pas rigolo qu'il le soit. Parce que personne ne l'est dans notre chez nous.

On fait tous des tas d'erreurs, on apprend chaque jour à trouver nos marques.

Mais ce qui est super, c'est qu'à nous tous, on a créé un sacré puzzle avec de nouvelles pièces pleines de folies et d'imprévus.


En fait, il manquait un joueur dans notre équipe. Alors papa bonus s'est invité avec ses tiroirs qui débordent de magie.

Et nous, on a gagné un re-père, et un paquet d'amour offert.

Posté par luluuuberlu à 22:23 - Commentaires [5] - Permalien [#]

27 juin 2017

Les biscottos de mes 30 ans

19576286_10155676248326807_1992795132_n

Je sais qu'elle est floue cette photo. Mais je l'aime. Parce qu'elle représente celle que j'ai toujours rêvé de devenir, ce que j'ai gagné, ce que je me suis offert.

Elle représente mes 30 ans, cette autre vie que je n'osais pas toucher du doigt. Parce que je me sentais faible, ancrée à mes habitudes et à mes certitudes. Paralysée par mes craintes, par les choix que j'avais faits jusque là. 

Les jeux étaient faits, j'avais fait tapis.

Mais s'il y a une personne, une seule personne derrière l'écran qui puisse lire ce message alors même qu'elle abandonne sa partie, je souhaite simplement qu'elle puisse se raccrocher à quelques lignes, à quelques mots posés ici.

Je ne suis pas plus forte que toi. Je suis sensible, émotive et trop souvent défaitiste. Je m'agace d'un rien, je m'insulte régulièrement d'être maladroite, étourdie et désorganisée. Ma vie est un fourre-tout, mon monde est un fourre-tout. Je prends, je teste et je me vautre.

J'ai cru mourir de chagrin plus d'une fois, j'ai connu des réveils en sanglots, des jours sombres où la simple perspective d'avancer dans un brouillard opaque me semblait insurmontable. J'ai connu le manque d'appétit, une taille de guêpe reflet d'un mal-être installé. Une taille de moins, le sourire en moins.

Même joueur joue encore.

D'où m'est venue cette force enfouie, insoupçonnée, surprenante? 

J'ai entendu "Step by step", on m'a promis des lendemains à grands coups d'amitié, de danse, d'ivresse, de rires, de hurlements, de baise et de repos un peu parfois...

Tout remuer pour tout recommencer. Vivre pour revivre.

Et se reprendre. Se plaire, et finalement plaire. Réussir un peu et se donner le courage de réussir encore. 

On m'avait dit "ça ira mieux". On n'y croit jamais. On se plante encore. Mais il est là, au pas de la porte, attendant qu'on se baisse pour le ramasser.

Le bonheur.

Il est dans les conneries de tes potes, dans les bisous de ton enfant, dans les repas familiaux du dimanche, dans le soleil du mois de juin, dans l'euphorie d'un concert, dans le compliment d'une voisine, dans l'émotion d'un beau film, dans la grasse mat du week-end, dans les souvenirs de ton enfance, dans des rencontres, dans des retrouvailles, dans un câlin, dans une musique que l'on aime, dans un orgasme...

Les pieds joints, parfois je m'arrête de courir et je souffle un peu en tournant la tête. Le panorama de ma vie me plaît. Il n'est pas parfait mais il est au delà de mes espérances passées.

Cette photo, c'est une définition, une évidence sur ce qui m'arrive aujourd'hui. Je n'hésite plus à rire à gorge déployée, à oser un style ou une folie. Je ne plais pas à tout le monde. Et je m'en fous, beaucoup plus qu'avant. Et je n'ai plus honte de pleurer non plus.

C'est mon amie Marie qui a pris cette photo : la guinguette des Ponts de Cé, un après-midi à l'aube de l'été, bière à la main en toute simplicité.

Marie et moi ça fait un an. Et comme plusieurs nouvelles amitiés c'est une évidence, comme ma vie d'aujourd'hui, comme une multitude de permissions que je me donne. ça ne se commande pas, c'est une discussion, puis deux, puis la suite qui s'inscrit comme si tout était déjà écrit.

Ce qui me plait dans tout ça c'est que je ne sais pas.

Et je ne veux pas savoir, ce que demain me réserve, de quoi ma vie sera faite dans un an, deux ans, dix ans.

Parce qu'il y aura d'autres rencontres, d'autres rêves et d'autres surprises. 

Tu sais, il y a une toile juste au dessus de mon canapé.

J'y ai déposé de la peinture, des mots, des paillettes et des tranches de vie. J'y accroche des badges, des cartes et des photos.

Mes enfants de chaque côté de mes joues, le souvenir de ma soeur et moi avant un spectacle, les prémices du duo merveilleux que l'on forme avec mon ours ou sa complicité avec mes lutins.

Les places de concert d'Indochine y sont bien sagement accrochées avant d'être utilisées l'an prochain.

En attendant et puisque je suis une fan invetérée de ce groupe, une phrase au dessus de ce tableau symbolique résume ce qui était, ce qui est et ce qui restera une devise qui m'est chère:

"Vivre encore plus fort".

--

(Petit conseil lecture dans la même dynamique de développement personnel:)

"Le jour où j'ai appris à vivre"

Le-jour-ou-j-ai-appris-a-vivre

Posté par luluuuberlu à 11:29 - Commentaires [2] - Permalien [#]

14 juin 2017

ET MER...credi !

 

christina-ricci

7h: l'alarme du téléphone retentit, mes yeux s'entrouvent et j'essaye de mettre mes idées embrumées au clair quand...

Révélation. Il est de retour. Toujours aussi angoissant et impitoyable. Le mercredi.

Je savais qu'il allait revenir. Il me guettait de loin depuis deux semaines.

C'était inévitable. 

Un  mercredi sur deux je vis un sprint d'une journée entière. Et le plus dégueulasse c'est que non seulement c'est la course mais je ne perds pas un gramme! Injustice!

J'ai remis le réveil jusqu'à 7h45 pour roupiller encore un peu. Mais les marmot(te)s qui ont fait la bringue jusqu'à 22h à coups de pipis, verre d'eau et autres terreurs du monstre du placard ne sont pas décidés à se lever à l'heure où j'envisage enfin de sauter du lit.

Je tente d'abord la méthode douce. Bisou, câlin, "Mon coeur on se lève c'est le jouuuur".

 

giphy

 

Un énorme mistral traverse la chambre.

Même chose un peu plus fort. "Allez mon coeur on se lève". Le mistral repasse.

J'ai pas pris de café. Les nains ne répondent pas. Et j'ai pris du retard. Autant te dire que ma patience est entrain de se faire les ongles au lieu de m'épauler.

"Bon alllezzzzz tu te lèves là maintenant, on est à la bourre, t'avais qu'à t'endormir de bonne heure!!!"

 

giphy (1)

 

Chez moi c'est pas Disney le matin et ce qui sort de ma bouche est très éloigné du chant des oiseaux.

Plutôt que le son c'est l'odeur qui est capable de réveiller l'immeuble.

Passons.

8h35 ; Après avoir été à la chasse au trésor à la culotte propre et avoir opté pour les chaussettes de la veille parce que plus une seule paire propre ne reposait dans le tiroir, les enfants ont "vaguement" lavé leurs dents (soupçons de mouillage de brosse à dents pour faire genre).

Pendant ce temps je faisais mon shampoing en quatrième vitesse squizzant la case maquillage embarquant par la suite ma trousse de toilette pour me refaire une beauté à ma pause matinale. Il est plus que l'heure de partir.

"Je mets quelles chaussures?" "Je m'en fous Celles d'hier!!"

"Il est où mon gilet?" "Dans ton c....euuuh dans ton cartable!!"

"On est encore en retard maman?" "Oui mon chéri on va encore devoir courir dans la rue avec vos lourds cartables et mes talons de chez le chinois"

Choupie et Boubou sont ejectés déposés à l'école et moi je bats des records de vitesse pour essayer enfin de ressembler à une employée ponctuelle.

Peine perdue, le camion poubelle m'escorte sur deux patés de maison, je me paye tous les feux rouges et il y a eu un accident sur la rocade (faut dire que les gens roulent tellement vite...!!).

C'est avec 10 minutes de retard que j'arrive essouflée au taf, pas maquillée pour assister à la réunion hebdomadaire du grand patron. Tout est sous contrôle.

11h15 Déjà l'heure de rejouer à Schumacher. Presque une demi-heure dans ma voiture pour récupérer la marmaille à la sortie de l'école et retaper le même temps de trajet pour les déposer à ma grand-mère qui fera office de nounou pour l'aprem. Jusque là tu suis encore?

Pas le temps de niaiser, le mercredi midi c'est repas partagé avec les adhérents de mon asso. J'y retourne. Et j'ai même pas eu le temps de m'allumer une clope.

La journée se poursuit, je suis sur les rotules, d'administratif en temps forts, je ponctue le tout par de grands baillements rapprochés. 

17h30 j'ai survécu à la réunion de fin de journée en me grattant la tête, en me frottant les yeux ou en me pinçant le téton (non je plaisante, m'enfin ce serait pas con pour se tenir éveillée tiens!)

18h Comme d'ordinaire j'arrive à l'heure de la Capoiera chez mamie. Boubou sera donc en retard (étrange, ce n'est tellement pas dans nos habitudes...!).

Le temps de les décrocher de la VHS (oui oui!) de "Bernard et le monstre" (collector les mecs), de leur demander 12 fois de mettre leurs chaussures, on remet la clé dans le contact et on continue le marathon.

Jusqu'à 19h30/19h45 le zombie courageux qui ressemble à mon fiston se démène à son cours de Capoiera. C'est l'heure de la mère gateuse qui snap son fils sous tous les angles, pleine d'admiration de le voir se tenter à un coup de pied rotatif sous une chaleur de plomb pendant qu'elle même ne sait même plus mettre un pied devant l'autre.

 

bloggif_59419c189fe42

Retour at home. Tu sais ce que c'est. Le bain, la bouffe (bon j'ai le droit au panier repas de supermamie à chaque fois toujours composé de pâtes, jambon, tomates cerise et petits filous avec supplément céréales pour le ptit dej), les disputes de celui qui se lavera en premier, la traine du soir, pipis, verre d'eau et monstre du placard.

Câlin, petits bonheurs de la journée, il est déjà trop tard

Ils sont couchés. Mon appart c'est Tchernobyl mais je m'en bats les glaouis. 

Je te fais une confidence. Une fois que Morphée est passé, c'est sur la pointe des pieds que je fais demi-tour pour leur rendre visite.

Il n'y a plus de retard, plus de cris, la nuit a avalé tout le stress de ce mercredi.

Là, au milieu de leurs rêves enfantins, je colle mon museau sur leur petite joue, je respire, je me colle contre eux. 

ça sent bon l'amour, l'apaisement. L'essentiel. *soupir*

 

Posté par luluuuberlu à 21:10 - Commentaires [0] - Permalien [#]


Egocentrisme

Sans titre 2

Quelques articles plus tard et c'est l'heure des vraies présentations.

Parce que finalement toi et moi on a des choses en commun, sauf que derrière l'écran on ne se connait pas.

Que les choses soient claires je ne suis pas là pour te vendre du rêve. Je ne me suis pas encore lancée dans la mode du DIY. Pour être honnête avec toi y a encore quelques heures je l'aurais confondu avec le DIU. Mais je ne crois pas qu'on puisse encore fabriquer son stérilet soi-même.

Crois moi, pourtant en termes de tests je ne suis pas en reste: le passage au bio, les couleurs de cheveux en tous genres, le digiscrap, la photographie, les créations en pixel, les régimes miracles ou l'apprentissage de la guitare sur Youtube...

J'ai essayé, je me suis ramassée et j'ai malgré tout la facheuse manie d'avoir une To Do List inaboutie que je continue à remplir sans forcément réussir à la vider.

Trois ou quatre livres prennent également la poussière sur ma table de chevet parce qu'il faut croire qu'aller regarder sur Facebook la vidéo d'une japonaise qui revisite la flute avec un organe inapproprié de son anatomie est bien plus intéressant que certains best seller de ma PAL (pile à lire - ouais je connais ce sigle du coup j'peux me le raconter un peu quand même).

Reprenons. Moi c'est Lucie, une angevine de 30 ans. Bim, ça c'est fait. Le fameux cliché de la trentenaire qui fait un point sur sa vie: Deux enfants, garde alternée, tout ça tout ça... Si tu t'es intéressé un peu aux autres articles à priori tu le sais déjà.

La vérité c'est que je suis devenue une sérial brodeuse: Je brode ma vie, je brode mes choix, je brode le quotidien.

Mon organisation est aussi instable que la carrière des Anges de la télé réalité.

Et comme j'aime le défi et me flanquer la tête dans le guidon, j'ai repris une formation (d'animatrice sociale), le théâtre et accessoirement dans la foulée j'ai rencontré un ours hipster de 26 ans (suffisamment jeune pour me faire sentir fraiche, suffisamment barbu pour ne pas me faire sentir cougar).

Hop, package de nouvelle vie qui fait tourner la tête pire qu'une cuite de Saint Sylvestre.

Le bordel c'est qu'au delà d'avoir une garde bimensuelle, j'ai une vie bipolaire.

Une semaine sur deux j'essaye de calquer ma vie à une page de La Redoute. L'autre semaine j'ai plutôt un abonnement au pub Irlandais avec les copains!

J'ai des hamacs à la place des cernes mais un hamac c'est cool et confortable. On peut tout aussi bien y faire dormir une petite tête blonde que s'y installer en buvant un cocktail.

Je te fais une petite place si tu veux. Je n'ai pas envie de parler seulement de moi, seulement d'eux. C'est juste un mélange d'appart dérangé, d'histoires du soir, de vernis écaillé, de sous vêtements affriolants ou du fameux mystère des chaussettes orphelines.

Ce que tu connais simplement. Ce qu'on connait tous. Un quotidien sans filtre avec quelques filtres sur les photos parfois. 

Posté par luluuuberlu à 00:15 - Commentaires [1] - Permalien [#]

20 juillet 2016

Nom de Zeus

retour

"La route? Là où on va, on n’a pas besoin de route!"

 

Sur le parking de la maternité, m'attendait la Dolorean. Adossé à la portière, Doc me faisait de grands signes pour que je vienne à lui.

Bien agité, il s'empressa de me donner ses instructions avant de me lancer dans l'inconnu. Une seule directive: avancer, coûte que coûte.

 

"Nom de Zeus mummy, tu es prête pour les voyages dans le temps !"

 

Perplexe, j'ai installé mon bébé sur la banquette arrière (dans le siège auto supra technologique, modernité absolue, endettement sur 5 ans) et je me suis mise au volant. Nul besoin de Plutonium non, j'avais déjà en réserve du collostrum, meconium ou post-partum, largement de quoi te faire perdre la notion du temps.

J'ai tourné le contact, la Dolorean a démarré en trombe, mon odyssée commençait. Aucune ligne droite, des paysages qui défilaient tous les uns après les autres et puis....

 

... Pop!

Il me semble avoir 12 ans, comme à mon entrée au collège je suis perdue et terrorisée. J'ai un bébé dans les bras, tout m'est inconnu et je me sens difficilement capable de tout comprendre, de faire face à la nouveauté qui se dresse devant moi.

La cloche sonne (bébé pleure). J'ai le noeud au ventre, pas bien certaine d'être prête. Je n'ai pas le choix, je dois avancer d'un pas décidé. Telle une nouvelle élève à l'école de la vie, j'apprends à devenir une maman, je suis la formation consciencieusement, je loupe quelques modules, je me plante et je recommence.

Années après années, je prends de l'assurance, je m'adapte, j'innove et je m'instruis. Chaque jour est une exploration, un challenge.

J'accélère, la Dolorean ne faiblit pas.

 

... Pop!

50 ans peut-être?

Les jeunes adultes m'appellent madame. Mes enfants deviennent de plus en plus autonomes. Leurs réflexions me clouent le bec. Les évènements me dépassent.

Il y a encore peu de temps, je faisais resserrer les bagues de mon appareil dentaire, j'apprenais par coeur les paroles de Menelik et j'écrivais des "big bisous bien baveux" dans les agendas de mes copines.

Aujourd'hui les courriers des impôts ne sont pas rédigés au crayon rose paillettes, j'ai une crème de jour, une crème de nuit, je me préoccupe des promotions, prends un lot de deux lessives pour le prix d'une et il y a bien longtemps que Beyoncé poursuit sa carrière en solo.

 

... Pop!

15 ans certainement.

J'ai les pensées vaporeuses et un sourire béat qui ne me quitte pas. Ses bras m'entourent, me bercent, m'enrubannent. Je suis soudain adolescente, légère, emplie d'un bonheur insolent. A cet instant, plus que n'importe quand, l'horloge n'a plus d'aiguille, le temps se disperse, se dysloque, s'évanouit.

A cet instant, mon coeur se détache de ma poitrine, chaque infime partie de mon corps est en émoi. Tout à l'intérieur est en ébullition, toute parole crée une vague, suivie d'un regard qui la transforme en ras de marée. Je flotte, je navigue, au gré du courant de nos rires et de notre tendresse.

 

... Pop!

Le décor change. Des étoiles dans les yeux et de la vapeur d'alcool, elles et moi avons 20 ans et dansons la vie comme si elle était éternelle.

Le monde se refait au fil de nos discussions et de nos verres, la nuit s'éternise et nos années avec.

Ensemble, le temps n'est plus qu'informel, il ne nous atteint pas. On se fait rire, on se console, on se connaît par coeur. Ensemble tout est une promesse, une force, un projet.

Plus que jamais notre amitié devient le roseau face au vent.

 

... Pop!

30 ans. En selle pour une nouvelle aventure professionnelle.

Yeux presque bandés, lancée dans le vide. Au bout de la côte, le ravin, l'inconnu, le danger et l'insolite.

J'ai deux choix, appuyer sur l'accélérateur ou enclencher la marche arrière.

Le stress devient euphorisant, je prends une grande respiration et j'appuie très fort sur la pédale de droite. 

 

--

Au fond je n'ai pas d'âge, ma destinée est hasardeuse et les sacoches de ma vie sont pleines à ras bord.

Seule au volant de mon bolide magique, j'ai été embarquée dans un voyage temporel hallucinant. Je n'avais pas conscience de ce qui allait se dérouler devant moi.

Le décor et les visages se dessinent à mesure que j'avance. Parfois je prends l'autoroute, parfois je freine un peu. Le béton n'est pas toujours lisse, je fais face à des creux, des voies sans issue et les virages me filent une trouille bleue.

 

J'ai souvenir des premières instructions de code de la route, de la prudence qu'on m'a conseillée d'employer souvent.

 Mais sans le risque, la vitesse et les chemins que tout le monde n'a pas empruntés, il n'y a aucun intérêt à faire ce voyage. 

 

Ainsi va mon périple.

 

 

Il me tarde de connaître mes prochaines destinations.

Posté par luluuuberlu à 05:41 - Commentaires [0] - Permalien [#]

"Tu as déjà deux beaux enfants !"

paciencia-mujer-columpio-1

Argument number one face à mon statut de maman solo. J'ai déjà deux enfants.

Et même qu'effectivement ce sont les plus beaux du monde.

J'assume d'être de celles qui voient leur progéniture comme de divines créatures aux traits parfaits.

Par conséquent qui inondent leurs réseaux sociaux de clichés des deux sujets angéliques dans toutes les situations quotidiennes possibles, imaginables et pour la plupart du temps complètement inintéressantes pour quiconque n'aurait pas pondu les deux chérubins en question.

Je ne sais pas tricoter, démonter un pneu, faire un scoubidou ou toucher mon nez avec le bout de ma langue, mais ça c'est quelque-chose dont je me vante avec la plus grande prétention du monde.

Oui, mes gosses sont magnifiques.

Il semblerait qu'à cette fin, j'ai atteint le but ultime de ma vie. J'ai enfanté, j'ai assuré la descendance.

De femme je suis donc normalement passée à la case mère, j'ai lancé les dès, je n'ai pas touché 20000 francs (pardon je suis née dans les années 80) et désormais je dois continuer la partie, riche de mes mômes sur le dos.

Just a question... Avant eux, j'étais moi, non ?

Je te remercie je l'avais presque occulté.

Une semaine sur deux je mets le tablier, je rentre dans le moule.

Puis une semaine sur deux, silence. Je me recentre alors, je fais le point, je m'identifie à nouveau et je me dis que chiotte, c'est pas drôle la solitude.
Bien sûr je m'occupe, et même plutôt bien. Je vois très souvent mes amis, mes activités pros et persos me permettent de faire de chouettes connaissances, je me sociabilise en tant qu'Etre et plus uniquement à travers mon utérus.

Seulement dès lors que j'expose mon statut de supra mummy solo, je m'expose toujours à la même réflexion, semi encourageante, semi "t'avises pas de te plaindre!":

"tu as deux beaux enfants en bonne santé".

Wait, laisse moi me taper la tête contre le mur d'en face là, hum...

Voilà c'est fait, je peux te sortir mon plus joli sourire jaune parce que..

---

- J'ai deux yeux pour m'émerveiller de tout ce qui m'entoure, sans être obnubilée par les seuls progrès de mes propres petits aventuriers.

- J'ai deux gambettes pour parcourir le monde, expérimenter l'inconnu, découvrir des coutumes, des endroits, des gens, français, étrangers, différents, envoûtants, passionnants, courir à toute allure jusqu'à m'essoufler de vivre, danser jusqu'à épuisement et me réjouir d'être sur pieds et sur Terre.

- J'ai deux oreilles pour m'enrichir du vécu des autres, des opinions différentes, pour m'emplir de musique, m'enivrer d'un air, d'une parole, d'un rythme qui me transporte et se décharge dans chacun de mes membres.

- J'ai une bouche pour l'ouvrir, ne surtout pas me taire, laisser mon avis et en débattre quand il le faut, une bouche pour chanter même si cest parfois faux, la même pour sortir ma tendresse à tout ceux que j'aime inconditionnellement. Une bouche pour embrasser mes proches et effleurer celle de quelqu'un qui pourrait, rien que par son souffle sur mes lèvres, m'entraîner dans un étourdissement inexplicable.

- J'ai deux bras pour serrer fort contre moi, et m'engouffrer à mon tour au milieu de bras protecteurs.

--

J'ai tout ça, et bien d'autres choses, d'autres envies et d'autres rêves, des ambitions qui débordent et de la passion à revendre.
Des envies de voyages, de rencontres, d'écriture, de paysages, d'ici, de là bas, de rôles, de folie, d'être moi à chaque minute et en chaque circonstance.

Envie de conserver ma jeunesse, mon innocence et battre au rythme de chaque pulsation, idéaliser, garder mon imaginaire, un soupçon d'insouciance, même si elle m'a déjà value quelques fêlures et désillusions.

L'aventure est plus belle lorsqu'elle est partagée.
Au bout de chaque main un enfant, mais à l'horizon toute une vie à construire.

Auprès d'eux, plus haut je m'élève.

Sans eux, je SUIS.

Posté par luluuuberlu à 00:30 - Commentaires [0] - Permalien [#]

22 avril 2016

Leur dire

Hong-Kong-Ballet-3

Dis leur ma poupée combien je t'ai espérée, combien tu es née, au sommet de mes pensées, combien avant même que tu ne prennes vie dans mon corps tu prenais vie dans chaque recoin de tout mon être.

Dis leur combien je t'ai ressentie, combien tu emplissais mon ventre, mon esprit, mon existence, combien tu as complété mon identité, combien tu as donné sens à tout ce qui m'entourais, à cet instant, à l'instant même où j'ai su que tu avais pris place.

Dis leur combien je t'ai contemplée, petit être bouleversant, combien ton regard croisant le mien faisait exploser le noyau de ma Terre, combien plus aucun élément existant n'égalait la beauté de tes minuscules petits membres.

Dis leur combien je t'ai aimée, combien j'ai aimé ton frère, depuis la nuit des temps, combien d'aussi loin que je me souvienne je vous gardais à l'intérieur depuis toujours. Dites leur mes bébés, combien le mot "Amour" ne définit même pas l'ampleur des sentiments que j'ai pour vous.

Dites leur combien je ne me lasse de vous voir rire ensemble et à quel point je suis fière de votre complicité.

Et puis combien j'aimerais immortaliser certains moments trop furtifs tant ils sont source de plénitude. De vous voir vivre, penser, parler, explorer, apprivoiser, ressentir, partager, avoir des émotions quelles qu'elles soient.

Dites leur que j'essaye, du haut de mes deux petites jambes de maman, de gérer au mieux tout ce bric à brac. Que le temps défile à tel point que j'ai le sentiment de passer à côté de tout ce qui est précieux. Que j'essaye de me décupler, d'être auprès de vous, puis auprès d'eux, auprès d'elle ou auprès de lui. Que j'ai l'impression d'être partout et nulle part à la fois.

Dites leur que je m'excuse, que je fais tout mon possible. Que parfois aussi j'ai envie de penser à moi, un peu.

Que je me garde une parcelle, pour ne pas m'oublier, pour ne plus m'oublier.

Que j'ai trop souvent des cernes, creusées par le temps passé à attraper le bonheur au lieu de me reposer.

Je danse avec vous, avec les gens que j'aime, j'accélère le rythme, je virevolte et j'ai la tête qui tourne.

Et puis je me pose, j'enlève mon tutu, mes ballerines, je masse mes pieds endoloris et je me demande si j'ai aussi le droit de me laisser bercer un peu au lieu de toujours porter sur mes épaules.

La musique s'éteint, il n'y a plus un bruit, plus un mouvement. Je me sens engourdie, peut-être un peu fragile. Je ferme les yeux, j'inspire, je me laisse m'envoler, divaguer, des envies d'ici et d'ailleurs.

Prévenez les que parfois ça arrive, puis que le ballet reprend. Menton haut et fière allure, que je vais de l'avant et que je me donne à fond.

S'il vous plait, simplement, allez leur dire.

Leur dire que je fais de mon mieux.

Posté par luluuuberlu à 08:19 - Commentaires [0] - Permalien [#]

06 mars 2016

Parce que...

10548048_703623919710122_8264000348899848372_o

 

Je t'aime.

 

Je t'aime parce que tu m'as écoutée. Parler, des heures.

Parce que tu sais tout. Ma vie, mon passé, mes failles. Et que tu ne joues pas avec.

 

Je t'aime parce que je ris. Beaucoup.

Avec toi tout devient une cour de récré.

Avec toi je suis ridicule, aventurière, excentrique, déjantée.

J'ose. Je suis. Tout bêtement.

 

Je t'aime parce que j'ai pleuré. Plusieurs fois.

Et que tu m'as prise dans tes bras, que tu m'as fait un café et que tu as été là. Juste là, naturellement.

Et que ça a été une évidence pour toi que ta place soit auprès de moi à cet instant.

 

Je t'aime parce que c'est du vrai, du brut, de la vie.

D'être soi à tout instant, de faire le ménage dans sa tête et de se taper un paquet de m&m's devant un programme tv abrutissant à caqueter, jacasser, déblatérer et se laisser porter à des discussions interminables.

 

Je t'aime parce que tu m'as engueulée, plusieurs fois et à juste titre.

Que tu n'as pas peur de me dire la vérité même quand elle est difficile à entendre, que tu m'as bousculée quand j'avais besoin d'etre remuée un peu, pour mon bien, pour avancer.

 

Je t'aime parce que tu m'as livré ton coeur, t'es doutes et tes confidences.

Que chaque jour nous fait évoluer ensemble et abattre des cloisons devant nous.

Que nos souvenirs se bousculent et s'entassent à mesure que le temps passe et que nous continuons le chemin ensemble.

 

Je t'aime car tu es là, et que tu le seras toujours, malgré les nombreuses tempêtes que nous traverserons encore..

 

Un jour timidement, tu as pris ma main, j'ai pris la tienne et nous avons commencé à marcher, juste comme ça, parce que c'était bien plus sympa d'emmener quelqu'un dans ce voyage.

Je ne savais pas que tu allais me suivre contre vents et marées, et qu'au lieu de suivre un petit sentier pour une courte promenade nous allions parcourir l'univers bras dessus dessous.

 

Je t'aime parce que tu es plus qu'une amie, tu es en moi, tu es mon armure et mon armée, tu es ma lutte et ma victoire.

Je t'aime pour tout ça, le passé, le présent et l'avenir.

Je t'aime pour toute cette certitude.

 

Je t'aime parce que ça ne s'explique pas.

Posté par luluuuberlu à 22:07 - Commentaires [0] - Permalien [#]